Stockman Mania

11 mars 2012

Le Figaro - 2/07/2011

Le Stockman, mannequin à la mode

Par François Délétraz Publié le 02/07/2011 

A l'heure des défilés, histoire d'un accessoire 100 % français, indispensable aux petites mains de la haute couture.

Pour le grand public, c'est un illustre inconnu. Pourtant, comme le fil ou l'aiguil le, c'est un des éléments indispensables de la mode. Le Stockman, ce mannequin de couleur beige, sans bras ni tête, aide les couturiers et les créateurs à monter leurs modèles. Un accessoire qui fait l'unanimité chez les professionnels depuis plus de cent ans. Au XIXe siècle, M. Siegel fabriquait des mannequins, et M. Stockman des bustes pour les couturières. De leur association est née la petite entreprise qui existe toujours, dans des locaux passés de Saint-Ouen à Gennevilliers. Difficile pourtant de retracer son histoire car trois incendies ont détruit toutes les archives. «Quand une vente a lieu, on essaie de racheter les pièces rares», explique Caroline Mondon, la directrice. Ces bustes en papier mâché recouvert de toile sont d'une qualité exceptionnelle et résistent aussi bien au temps qu'aux épingles des couturiers. Ils sont aussi le témoignage de l'évolution des tailles en Europe. Les femmes se sont en effet beaucoup transformées entre le XIXe siècle, où, corset oblige, la taille était très serrée, les années 1950, où la poitrine était mise en valeur, et aujourd'hui, où les épaules se sont élargies. Quant aux hommes, ils ont dans l'ensemble grandi et maigri. A ces évolutions, les Stockman se sont adaptés. Il y a aussi, bien sûr, les modèles pour la haute couture qui, depuis quelques années, privi lé gient l'allure filiforme et androgyne des garçons comme des filles. «Pour le prêt-à-porter, nous avons adopté les tailles issues de la grande enquête européenne menée en 2005 sur la morphologie», ajoute Caroline Mondon.

En papier mâché et recouverts de coton

Alors, dans les ateliers, on continue à appliquer des lanières de papier mâché recyclé sur des moules en plâtre, à les coller puis à les passer à l'étuve avant de les transmettre à l'atelier, qui les recouvrira d'une toile de coton beige. Un coup de pochoir et le Stockman estampillé est prêt à trôner dans les maisons de mode. Il est si célèbre chez les créateurs que le designer Emmanuel Bossuet a décidé de lui dédier une exposition au Bon Marché Rive Gauche. Des modèles uniques qu'il a habillés de noir et blanc pour les destiner à des collectionneurs. Pour les Stockman de travail, Caroline Mondon met en garde les éventuels amateurs qui, sur les marchés aux puces, seraient tentés par des bustes prétendument anciens et datant en fait des dernières années.

Bon Marché Rive Gauche, espace littérature, 22, rue de Sèvres, 75007Paris, jusqu'en septembre.

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18 septembre 2011

Didot Bottin de1890

  • Issu du DIDOT BOTTIN de 1890
  • Adresse : 150 Rue Legendre Paris XVII
  • Succursale à Bruxelles : 27 Rue du Poinçon
  • Médaille Exposition d' Anvers et Paris

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24 avril 2011

Les documents du Passé

 

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Frédéric STOCKMAN en 1869

 


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Blog Nibelle - 7 avril 2011

Emmanuel Bossuet expose les mannequins Stockman « Haute Couture » au Bon Marché

 
Le Bon Marché présente les mannequins Stockman « Haute Couture » d’Emmanuel Bossuet. Emmanuel Bossuet est l'un des rares directeurs artistiques de sa génération à envisager son travail avec une si radicale dimension décorative. La prouesse graphique est l'un de ses authentiques crédos.

Ayant débuté comme consultant au TimThom fondé par Philippe Starck, des maisons telles que Martine Sitbon ou Sonia Rykiel l'ont sollicité pour ses talents de designer décoratif. Parallèlement, Cartier, Lalique, Swarovski ou encore Knoll lui ont aussi fréquemment demandé de traduire visuellement leur patrimoine immatériel.

Aujourd’hui, Emmanuel Bossuet entreprend une collaboration avec le maître historique du mannequin, Stockman, pour créer une édition limitée de leur buste « Haute Couture ». Ses intentions étaient claires : utiliser la forme classique comme un support vierge pour ses motifs mais en faisant se télescoper les deux univers afin de les mettre chacun en valeur.


Article issu du blog ci dessous :

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22 janvier 2011

Photos de Mannequins

  • Photo 1 : Mannequin d'osier petit garçon vers 1850

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  • Photo 2 : Mannequin vers 1895, notez le ventre creux et le pied en chapelet.

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  • Photo 3 : Mannequin 1900, droit devant et surcambré.

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  • Photo 4 : Mannequin vers 1908 : toujours droit devant, la poitrine conquérante.

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  • Photo 5 : Mannequin vers 1935

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  • Photo 6 : Mannequin vers 1960

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  • Photo 7 : Mannequin d'osier vers 1780. (illustration pour les contemporaines de restif de la bretonne)

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  • Photo 8 : Count dunin's mechanical figure (official descriptive and illustrated catalogue, london, spicer, 1851. volume i, p433)

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  • Photo 9 : Buste lavigne vers 1860

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Fashionisdead-magazine - 19/10/2010

« Dans une boutique, rue Legendre, aux Batignolles, toute une série de bustes de femmes, sans têtes et sans jambes, avec des patères de rideaux à la place des bras et une peau de percaline d’une couleur absolue, bis sec, rose cru, noir dru, s’aligne en rang d’oignons, empalée sur des tiges ou posée sur des tables. On songe tout d’abord à une morgue où des torses de cadavres décapités seraient debout ; mais bientôt l’horreur de ces corps amputés s’efface et de suggestives réflexions vous viennent, car ce charme subsidiaire de la femme, la gorge, s’étale fidèlement reproduit par les parfaits couturiers qui ont bâti ces bustes. » J. K. Huysmans [1]


Depuis le 18e siècle, fabriquer des mannequins était l’affaire des vanniers. Vers 1840, on commence à les rembourrer d’étoupe ou de crin, ce qui permet non seulement de remplir plus harmonieusement le vêtement, mais aussi d’épingler.

En 1835, Boiché lance le premier mannequin en fil de fer. Les Boiché, père et petit-fils étaient ferblantiers. C’est en étamant des gouttières en fil de fer et autres appareils à ressouder les fractures que l’idée leur serait venue de les réunir en une carcasse complète. Ces structures métalliques, qui se font aussi en fil de laiton, ne sont somme toute qu’une déclinaison du mannequin de vannerie avec des matériaux plus résistants.

Lors de l’exposition universelle de Londres en 1851, le comte Dunin présente un modèle très élaboré à l’usage des tailleurs. Composé de plus de 7000 pièces métalliques, il peut s’ajuster à toutes les conformations, depuis l’Apollon du Belvédère jusqu’à l’Hercule Farnèse. Le prix de ce chef d’½uvre de mécanique outrepasse malheureusement les capacités d’investissement des artisans.

La vraie révolution est moins spectaculaire ; c’est le mannequin de carton cousu, recouvert de tissu et de molleton. On la doit au tailleur pour dames Alexis Lavigne, également inventeur du mètre ruban et fondateur d’une école de coupe, qui existe toujours sous le nom d’Esmod. Rembourrés aux proportions de la cliente, ses bustes permettent de réduire le nombre d’essayages. En drapant et épinglant le tissu à même le mannequin, les couturiers inventeront une nouvelle manière de concevoir un vêtement : le moulage, sans lequel les recherches sur le biais au XXe siècle seraient inimaginables. Les bustes Lavigne sont distingués l’Exposition Nationale des produits de l’industrie agricole et manufacturière de 1849.  Lorsque le prince président se proclame empereur, sous le nom de Napoléon III, Lavigne est promu le tailleur amazonnier de l’impératrice. Naturellement, il exécute un mannequin à ses impériales mesures. Celui ci, copié, devient la matrice de la morphologie idéale du second Empire. Eugénie ayant la taille très courte, toutes les élégantes, à son exemple, ont la taille courte. Les bustes en carton recouvert supplantent rapidement leurs homologues d’osier, pour la présentation du vêtement fini comme pour la couture. Ils sont non seulement plus pratiques à l’usage, mais ils se prêtent mieux à une fabrication industrielle.

C’est là qu’intervient un ancien élève de Lavigne : Frédéric Stockman.  D’origine belge, ce dernier était venu à Paris pour étudier la sculpture. Mais, faute de pouvoir vivre de son art, il a dû travailler chez plusieurs tailleurs parisiens. Il y a compris quelle serait l’utilité pour cette profession de gabarits établis d’après une méthode de coupe rigoureuse. Les débuts de Stockman, en 1869, sont modestes. Le magasin de nouveautés Au Gagne Petit lui achète et l’encourage. Mais bientôt, à l’étroit dans ses vieux ateliers de l’avenue de Clichy, l’entreprise déménage pour le 150 rue Legendre. Dans les années 1890, elle inaugure à Saint-Ouen, 85 rue Arago, une usine électrique, d’abord spécialisée dans le travail du bois. En 1911, devenue Duboc et compagnie, elle possède des succursales à Londres, Bruxelles, Genève, Berne, Vienne, Alger. Cette croissance spectaculaire s’appuie sur celle de la confection, qui elle-même profite du développement de la consommation des classes moyennes. En 1865, Lavigne, le principal fabricant, vendait une cinquantaine de bustes par an. En 1900, il s’en écoule plus de 30 000, dont une majorité porte le monogramme F.S. pour Frédéric Stockman[2].

Le succès de cette firme résulte de la standardisation. Les mannequins hommes et femmes sont numérotés par tailles, correspondant à la moitié du tour de poitrine[3]. Celles des modèles enfants font référence à l’âge. Pour abaisser le prix de revient, la production est rationalisée. La carcasse est façonnée sur un moule en plâtre, en creux ou en bosse. On superpose sur celui-ci des feuilles de papier, parfois de récupération (journaux, vielles affiches...), imprégnées de colle de pâte. Le tout est placé dans une étuve portée à haute température, pour que l’eau s’évapore. Le papier se transforme ainsi en carton dur. La carcasse est alors fendue sur tout un coté pour pouvoir la démouler. Aussitôt recousue ou agrafée, elle passe entre les mains du râpeur, chargé de faire disparaître les boursouflures produites par le séchage. On la molletonne alors d’une couche de ouate sur laquelle la finisseuse viendra ajuster l’étoffe extérieure. Le tissu employé va de la doublure pour les mannequins bas de gamme, au satin ou à la moire pour les bustes d’étalage, en passant par la toile solide pour les versions d’ateliers soumis à des épinglages répétés. Pour finir le buste, il ne reste plus qu’à clouter le fond et le cou, visser les ronds de bois des emmanchures. Il est alors prêt à être enfilé sur la tige qui liera au socle. Ce dernier sera un plateau rond si le mannequin est destiné à être posé sur une table ou un comptoir, et un trépied ressemblant à un tabouret de piano s’il doit  reposer sur le sol. Bien que pour la production courante le polystyrène et le polyuréthanne, plus simples à produire, aient remplacé le carton molletonné, la maison Stockman fabrique toujours des bustes selon cette technique traditionnelle[4].

A la fin des années 1890, le pied en bois tourné en chapelet est supplanté par le modèle en balustre, qui est resté le standard depuis.  Si la base est restée pratiquement inchangée, la forme des bustes a connu autant de révolutions que le corps des femmes, modelé par le corset.  (Pour plus de précision, voir l’article intitulé ‘du corset à la guêpière’ dans ce même blog)

En 1880 : le mannequin se fait en version longue, pour que les couturières puissent travailler au drapés des jupes à tournure. A partir de 1890 : la poitrine remonte et les épaules se redressent. En 1900 : la silhouette se cambre et tombe droit devant.  En 1905 : la poitrine s’avance comme une figure de proue. En 1910 : le canon devient plus longiligne… Ces métamorphoses font de Stockman une affaire prospère. Car, à chaque mutation des silhouettes, toutes les couturières doivent remplacer leurs bustes pour s’adapter.


Depuis la fin de première guerre mondiale, les corps n’étant plus façonnés par le corset, les mannequins ne connaissent plus des bouleversements aussi spectaculaires. Mais ils continuent à évoluer selon les caprices de la mode. Ceux des années 20 sont androgynes avec leur poitrine effacée, leur taille à peine marquée et leur bassin étroit. Au fil de la décennie suivante, ils regagnent un peu de féminité. En 1947, Dior commande à Stockman des bustes dont les mensurations sont : 87cm de tour de poitrine, 53cm de taille, 89cm de hanches. Les seins de ces mannequins new-look sont assez écartés, leurs hanches sont pleines et arrondies mais leur les fesses sont aplaties par la gaine. Le tour de taille des bustes d’atelier standard n’a fait qu’épaissir depuis.  Les Stockman ‘haute couture’ ont des formes plus galbées, n’ayant que peu évolué depuis les années 60.

Erwan de Fligué (Falbalas)


[1]Joris Karl Huysmans, l’Etiage, dans Croquis parisiens (1886). L’adresse, rue Legendre,  renvoie aux établissements Stockman.

[2]Chiffres donnés par Léon Riotor, dans le Mannequin, bibliothèque Artistique et littéraire, Paris, 1900.

[3]Ces standards sont toujours en vigueur pour les bustes Stockman ‘haute couture’ (la gamme 50406),  dont les tailles sont donc décalées par rapport aux versions ‘prêt-à-porter’. Un ‘42 haute couture’ correspond approximativement à un ‘38 prêt-à-porter’.

[4] Voir illustrations sur http://www.siegelstockman.com/histoire/


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Le Blog des Antiquités - 7/10/2010

Buste de couturière STOCKMAN

 

 

Stockman_siegel_buste_couturiere Dans un précédent article du Blog, nous avons déjà évoqué les "bustes de couturières" ...

Aujourd'hui, l'occasion nous est offerte de parler du célèbre fabricant STOCKMAN, dont les bustes sont les précieux complices de ces merveilleux créateurs que sont les "grands couturiers".

Depuis 1867, à l'initiative de son créateur Frédéric STOCKMAN, les ateliers Stockman d'abord installés aux Batigolles dans le 12è arrondissement de Paris puis à Genevilliers (92) après l'association avec Siégel, créent des bustes sur mesure; au fil des décennies, l'entreprise a développé une véritable encyclopédie de la "morphologie humaine" car avec plus de 500 références, sur ces troncs en papier mâché, le corps humain s'épanouit de la poitrine avantageuse, à la "taille de guêpe", en passant par la croupe audacieuse,  jusqu'à la fluidité de certains de nos mannequins d'aujourd'hui.

Voilà encore l'un de ces merveilleux métier artisanal, véritable perle de notre patrimoine .
Pour fabriquer chaque modèle, il faut le "talent de l'artisan" et les "doigts de fée" de l'ouvrier:  première opération le moulage suivie d'une opération de collage de fines languettes de papier mâché recyclé .
Stockman_label Ensuite étuvage pour sécher le corps mou de papier et démoulage, ponçage.
Le buste est ensuite confié aux "fines mains" de l'atelier couture.
Première opération: le corps est gainé de molleton et ensuite, sur la base de "patrons" savamment élaborés, on applique la toile qui constituera l'épiderme final.

Enfin au pochoir, on peint les références : Nom STOCKMAN, le Numéro et les informations qui attestent de l'origine.

Dernière opération: le buste doit être monté sur son pied - classiquement un joli pied en bois tourné avec un mécanisme permettant de régler la taille en hauteur tout en bloquant l'ensemble quand le buste est adapté pour le travail de la couturière.

 

 

 

Tockman_catalogue_1940_collection_bustes Voilà, sans bras ni jambe, le buste entame sa propre vie, de l'atelier de haute-couture pour porter les vêtements les plus élégants du monde, en passant par celui d'une école de stylisme, celui de la modiste pour un jour se retrouver en vitrine chez un antiquaire ou dans la rue sur le stand d'un brocanteur.

Bel outil fait de papier mâché, coton molletonné, agrages et toile, le STOCKMAN fait rêver bon nombre de couturiers depuis plusieurs générations

Nostalgie ! Nostalgie !

Au fil des années, il n'est pas rare également de trouver d'anciens bustes ayant subi les outrages du temps: simple tronc ayant perdu son pied,... ils voyagent dans l'écume du temps et celle de nos souvenirs d'antan.

 

 

 

 

 

http://www.leblogantiquites.com/2010/09/buste-de-couturiere-stockman.html#tp

 


 

 

 

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Couture Culture le 16/03/2010

[Un peu d'Histoire] Un objet de désir

Mes rêves de  couturière du dimanche sont peuplés de mannequins Stockman qui seraient exactement à mes mesures. Leurs courbes parfaites, le vernis de leur pied en bois, l’élégance du tampon Stockman sur le tissu, tout m’éblouit…

Saviez-vous que Frédéric Stockman a été le premier, en 1887, à imaginer standardiser les mensurations des êtres humains ?
C’est à partir de cette idée visionnaire qu’ont été créees les tailles de prêt-à-porter d’aujourd’hui : 36, 38, 40…  Il faut imaginer le coté iconoclaste de cette idée dans un monde encore dominé par le règne du tailleur et du sur-mesure ! Il fallait pouvoir imaginer la démocratisation de la mode et l’expansion du prêt-à-porter.

De son atelier de Gennevilliers, l’entreprise Siegel et Stockman livre, depuis sa création, dans le monde entier. L’export représente aujourd’hui plus de 70% de son chiffre d’affaire.

Siegel et Stockmann sert essentiellement deux marchés

  • des mannequins en résine, plus simples et plus rapides à réaliser, sont fabriqués dans un grand souci de qualité pour les écoles et les ateliers de couture des pays émergents
  • des mannequins réalisés sur mesure sont faits pour les maisons de Haute Couture du monde entier.  Chaque maison commande « ses » mannequins aux mensurations correspondant  à sa propre image de la Femme, aux tendances de la mode et à la réalité de ses clients (et toutes les Japan Couture Addicts ici présentes auront bien noté que les mensurations des Japonaises ne sont pas comparables à celle des Françaises !). Pour satisfaire ces clients très exigeants, Siegel et Stockman emploie deux sculpteurs et se plie à toutes les exigences (pied en bois ou en métal, mensurations spécifiques, revêtement particulier…)

Tous les ans, 5000 mannequins Haute Couture et 100 000 mannequins de couture quittent les locaux de l’entreprise pour orner les vitrines du monde entier. Les techniques utilisées sont restées très artisanales et sont celles utilisées au XIXème.

L’amour du travail bien fait se reflète y compris dans le soin apporté au choix des matériaux et l’attention portée à la réalisation du mannequin est extrême.

Article issu de : http://www.threadandneedles.fr/blog/5500-un-peu-dhistoire-un-objet-de-desir-2/

 

 

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Télé Matin - 26/01/2010

Buste : la femme parfaite

Découvrez le secret du monde des créateurs : "Le buste couturier" un outil indispensable, fidèle et pérenne

 

Complices silencieux des couturiers, les bustes Stockman témoignent du travail des créateurs depuis la moitié du XIX siècle. Certains l’appellent « buste couturière », d’autres, « buste Stockman », du nom de son plus célèbre fabricant. Le cousin inanimé du top-modèle évolue avec son temps, se transforme et s’adapte aux silhouettes du moment. Que se soit pour la lingerie, des costumes du XVIIe siècle, de la mode enfant ou de la mode homme, le buste couture est là pour servir le créateur. Fidèle et d’une qualité exceptionnelle, il est fait sur mesure, il est le miroir, l’ombre du modèle. C’est pourquoi il faut compter un modèle nouveau tous les dix ans, sans oublier les tendances sociétaires telles que l’engouement récent pour la chirurgie esthétique et les seins opulents. Depuis l’année de création de l’entreprise, en 1867, Stockman ne compte pas moins de 500 références, qui correspondent à autant de morphologies répertoriées, dont certaines sont encore en usage.

Bien que le buste ait connu de multiples transformations, son mode de création n’a lui pas changé depuis deux siècles. L’entreprise Siegel et Stockman fait intervenir des corps de métier différents et hiérarchisés. Sur un moule de plâtre, on étend scrupuleusement des lanières de papier mâché recyclé. Suivent l’étuve, pour sécher le corps mou de papier, le démoulage, le ponçage, l’énorme agrafeuse métallique qui vient souder le profil. L’étape de collage terminée, direction atelier couture. Sur de grandes tables de bois, recouvertes de coton écru, on gaine le buste de molleton avant de tendre sur son futur épiderme une toile beige. Ici, on conserve savamment les patrons, qui serviront à la taille de la housse de chaque modèle moulé, car le chic et l’excellence des ateliers résident en partie dans l’ajustement de la toile au mannequin. A la main ou aidé d’une large gomme blanche, on tend sur la carcasse figée la nudité ivoire du buste. Au pochoir, on peint ensuite les références, les numéros et le logotype aux lettres invariables qui attestent l’origine du mannequin. On peut ensuite le fixer sur son trépied métallique, aussi essentiel que le socle d’une œuvre exposée dans un musée.

Le buste une fois réaliser, est prêt à commencer sa vie et à la finir dans les maisons de haute couture, les magasins et les musées. Cette nature morte de soie, cette femme dénaturée sans tête ni bras témoigne de l’histoire de la mode. Cet instrument est privilégié par les toilistes et les modélistes, le buste Stockman règne en maître absolu dans les maisons de mode de qualité, outil de travail et symbole d’une profession qui n’a pas déposé les ciseaux et les épingles.

 

Le site officiel : www.siegel-stockman.com

 

Pour découvrir le reportage vidéo de la chronique de Télé Matin :

http://telematin.france2.fr/?id_article=13925&page=chronique

 


 


Tele Matin - Stockman
envoyé par trlut. - Futurs lauréats du Sundance.

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Le Blog des Antiquités - 12/02/2008

Pour la couture, un buste ancien de mannequin

Buste_mannequin Jusqu'à l'après guerre, à savoir environ les années 1960, la couture était un auxilliaire précieux pour bon nombre de familles françaises qui n'avaient pas trop les moyens de s'acheter des "vêtements tout faits" ..... De plus, le "prêt à porter" n'occupait pas la place qu'il prend aujourd'hui.
Savoir coudre était un talent apprécié dans l'économie familiale et je me souviens combien mon père était fier de mentionner que ses soeurs étaient de bonnes couturières, appréciées pour cela dans leur village du Nord de la France. Buste_mannequin_femme_2 Il se souvenait des "séquences d'essayage" quand enfant, il regardait toutes ces dames qui venaient à sa maison, pour vérifier le travail d'une commande.
Je comprends l'émotion de ses souvenirs d'enfance.... tout prêtait à l'émerveillement: les couleurs et senteurs des beaux tissus, la délicatesse du toucher, le rire des femmes heureuses de se faire belles, la dextérité des couturières, la beauté des modèles vivants, et tout ce matériel de couture: grands ciseaux, craies, machines à coudre, aiguilles, grandes règles, bobines de fils, tissus, boutons, patrons aux linéaires entremêlés et complexes,..... et ces bustes, mannequins aux formes évocatrices !!

Toutes les couturières ne possédaient pas de tels mannequins car c'était un investissement qui n'était pas accessible à toutes les bourses.
De plus, les formes de l'une n'étaient pas exactement les formes de l'autre; l'idéal étant d'avoir un buste adapté à ses propres mesures.
C'est ce qui fait le succès de la célèbre fabrique STOCKMAN qui depuis 1867, créent des bustes de couturières sur mesure; aujourd'hui plus de 500 références, véritable encyclopédie de la morphologie humaine. Associé à Siégel, les établissements Siégel-Stockman restent une référence mondiale, incontournable pour tous les "grands couturiers".

Buste_breton Aujourd'hui, ces bustes sont des "vigies du passé"... A notre époque, la couture est moins en vogue, ce que l'on peut regretter car son apprentissage était plus qu'un savoir-faire .
Buste_costume_breton C'était un "savoir-être".... une école de l'observation, de la patience, du "self-control", de l'écoute de l'autre, une école de créativité tournée vers l'économie car tout était utilisé, recyclé, ..... Pendant la guerre, mon père aimait nous rappeler que l'on retournait certains vêtements pour que le tissu usé d'un côté, offre à nouveau un aspect neuf: toutes les coutures étaient inversées !!!
Peut-on imaginer celà aujourd'hui ?
A l'armée, jusque que dans les années 1980, chaque soldat recevait un petit necessaire de couture; joli objet dont je parlerais un jour dans le Blog Antiquités.

http://www.leblogantiquites.com/2008/02/pour-la-couture.html


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